La nouvelle frontière de l'intelligence artificielle sort des écrans et entre dans les usines. Se déplaçant sur ce terrain sont Sécher, une entreprise technologique italienne basée à Arezzo, spécialisée dans les ordinateurs miniaturisés, les systèmes embarqués, l'Internet des objets et l'intelligence artificielle en périphérie, et Neura Robotique, une société allemande fondée en 2019 à Metzingen par David Reger et spécialisée dans le développement de robots cognitifs et d'intelligence artificielle physique. Les deux entreprises ont signé un accord partenariat stratégique se développer et s'industrialiser en Europe solutions d'intelligence artificielle appliquées au monde physique, combinant robotique cognitive, systèmes embarqués et plateformes informatiques avancées.
L'accord implique également Qualcomm Technologies et vise à produire à grande échelle des modules électroniques pour les robots de l'entreprise allemande, notamment l'humanoïde 4NE1. La collaboration s'étendra également aux processus de fabrication de semi-conducteurs et d'électronique, dans le but de transformer les données collectées dans les usines en nouvelles solutions d'automatisation déployables à l'échelle mondiale.
Seco pénètre au cœur des robots cognitifs
Le groupe italien collaborera avec Neura sur la conception, l'ingénierie et la production des modules de traitement installés dans son usine. robots cognitifsCes composants intégreront des processeurs Qualcomm Dragonwing et seront inclus dans l'architecture distribuée développée par l'entreprise allemande. Ce partenariat réunit compétences différentes mais complémentairesNeura apporte son expertise en intelligence artificielle physique et en robotique, Qualcomm fournit des plateformes de calcul en périphérie de réseau, et Seco intervient dans la phase cruciale qui mène de la conception à la production industrielle.
Neura développe des robots capables de voir, d'entendre, de percevoir leur environnement et d'apprendre. L'entreprise vise à rendre le travail physique plus accessible à grande échelle, en s'attaquant également à des phénomènes structurels tels que le vieillissement de la population et la pénurie de main-d'œuvre qualifiée. Pour Seco, cet accord représente une nouvelle avancée. progrès dans les domaines de l'IA de périphérie et de l'IA physiqueL'entreprise basée à Arezzo fait déjà partie de l'écosystème Qualcomm Technologies et a développé plusieurs plateformes informatiques pour des applications industrielles basées sur des processeurs Dragonwing.
« Nous sommes fiers de collaborer avec Neura tant sur l'industrialisation de ses plateformes de robotique cognitive que sur l'application de l'IA physique à notre environnement industriel », a déclaré le PDG de Seco. Massimo MauriSelon le responsable, la combinaison de leurs compétences respectives leur permettra de créer des solutions dont la valeur dépasse largement le cadre d'une simple usine ou application.
L'intelligence artificielle est répartie dans tout le robot
L'un des aspects centraux du projet est leArchitecture du cerveau et du système nerveux conçue par NeuraLe modèle suppose que les capacités de traitement et de perception ne sont pas concentrées en un seul point, mais réparties dans toute la machine. De cette approche découle le concept de Membre intelligentLes bras, les jambes et d'autres parties du robot sont dotés de capacités de calcul autonomes, ce qui rapproche l'intelligence des articulations, des capteurs et des zones d'interaction avec le monde réel. Le traitement des données directement en périphérie permet de réduire les temps de réponse et devient essentiel lorsque les machines doivent travailler en toute sécurité aux côtés des humains.
Les processeurs Dragonwing Robotics de Qualcomm Technologies alimenteront directement les fonctions d'IA embarquées, garantissant ainsi une efficacité énergétique optimale et un contrôle à faible latence. Seco sera quant à elle chargée de transformer cette architecture en modules fiables adaptés à une production à grande échelle. « L'IA physique ne sera pas l'œuvre d'une seule entreprise », a souligné David Reger, fondateur et PDG de Neura Robotics. Il estime qu'un écosystème complet sera nécessaire pour intégrer la détection, le calcul, le cloud et l'industrialisation, en associant la technologie de Qualcomm à l'expertise européenne de Seco en matière de fabrication et d'ingénierie.
Aussi Qualcomm considère la collaboration comme un un pas vers l'utilisation concrète de la robotique cognitive. Nakul DuggalLe responsable des secteurs de l'automobile, de l'industrie, de l'IoT embarqué et de la robotique de l'entreprise a souligné combien les plateformes informatiques intelligentes et évolutives sont essentielles pour obtenir des robots « plus réactifs, plus performants et plus adaptables » dans les environnements industriels et commerciaux.
L'usine devient un terrain d'entraînement pour l'IA physique
L'L'alliance ne se limite pas aux composants installés dans les robots.Seco et Neura ont l'intention d'utiliser des données issues de processus industriels réels pourdévelopper des systèmes d'automatisation principalement destiné à la production de semi-conducteurs et de produits électroniques.
L'objectif est enseigner aux machines Les activités deviennent progressivement plus complexes et les connaissances acquises se transforment en compétences réutilisables. L'usine acquiert ainsi une double fonction : elle demeure un lieu de production, mais devient également un environnement où les robots collectent des données, apprennent et perfectionnent leurs compétences. Les solutions développées en Europe peuvent ensuite être adaptées et mises en œuvre dans d'autres usines à travers le monde. Tel est le principe de base de… Neuroverse, l'écosystème conçu par Neura pour permettre aux robots d'apprendre et de partager en permanence de nouvelles compétences, empêchant ainsi que les connaissances acquises dans un seul projet restent confinées à cette application spécifique.
La collaboration aura également une présence physique en ItalieLes deux entreprises travaillent sur le création d'une salle de sport NeuraCe site, qui deviendra le premier centre de formation de l'entreprise allemande en Europe du Sud, permettra la collecte conjointe de données de production et les essais de machines en conditions industrielles réelles. La production européenne de modules informatiques contribue ainsi à la mise en place d'une chaîne d'approvisionnement régionale en intelligence artificielle physique. Cette stratégie ne vise pas à isoler le continent des technologies internationales, mais à conjuguer les capacités européennes d'ingénierie et de production aux plateformes mondiales les plus avancées.
Cette annonce intervient à la veille de la publication des résultats définitifs de Seco pour le deuxième trimestre 2026, prévue le 8 septembre. En juillet, la société avait déjà communiqué des chiffres préliminaires faisant état d'un chiffre d'affaires de 50,3 millions d'euros, en baisse de 2 % par rapport à la même période de l'année précédente, et d'une marge brute en hausse de 2 % à 28 millions d'euros, soit 55,6 % du chiffre d'affaires. Au cours des trois derniers mois, l'action Seco a progressé d'environ 11 % à la Bourse de Milan.
