Le Conseil des ministres a approuvé la Def, la Document d'économie et de finance qui contient des prévisions sur les performances économiques de l'Italie, les objectifs de finances publiques et les principales réformes en cours pour les prochaines années. Le gouvernement s'était donné rendez-vous en fin d'après-midi pour prendre acte, dans un premier temps, du ralentissement de la reprise. Le Ministre de l'Economie, Carlo Padoan Pier, a annoncé lors d'une conférence de presse que la prévision du PIB pour 2016 a été relevée à 1,2 %, contre +1,6 % estimé dans la mise à jour Def 2015 de septembre dernier. Pour les années suivantes, un +1,4 % est désormais indiqué pour 2017 (au lieu de 1,6 %) et un +1,5 % pour 2018. L'Italie est de retour de +0,8 % en 2015 et à la lumière de ces données, Padoan a affirmé : "Il y a de la croissance, elle est tirée par la consommation des ménages et les investissements - publics et privés - s'accélèrent". Une série d'éléments qui lui font revendiquer "l'effet positif des mesures gouvernementales".
Comme déjà indiqué dans les brouillons qui sont entrés au Palazzo Chigi, des changements sont également enregistrés sur le front du déficit. Pour cette année, le gouvernement semble avoir identifié un point de rencontre avec la Commission européenne en indiquant une dette à 2,3% du PIB, soit quelque part entre les 2,2% indiqués à l'automne et les 2,4% qui seraient atteints en occupant tout l'espace lié à le maintenant fameuse "clause de flexibilité" pour les migrants (0,2 point de PIB, environ 3 milliards). Un résultat qui peut être atteint grâce à un ajustement administratif : les larmes et le sang ne sont pas nécessaires, les économies sur les frais d'intérêts (grâce à la BCE) et les revenus supplémentaires liés au remboursement du capital (divulgation volontaire) suffisent à réduire une partie de la dette. "Nous ne ferons pas de manœuvres correctives, un terme que nous avons abandonné", a assuré le Premier ministre Matteo Renzi lors d'une conférence de presse.
