Une proposition unitaire des principaux syndicats dans le but de modifier le système de retraite pour « surmonter les rigidités actuelles et favoriser le renouvellement des générations afin de rendre le système de retraite actuel plus équitable ».
Cgil, Cisl et Uil ont donc décidé de transmettre à l'Exécutif un document unitaire réclamant le blocage de l'ajustement à l'espérance de vie qui débutera en 2019 et le lancement d'une table d'étude visant à "identifier un nouveau critère qui respecte la diversité et les particularités de tous les emplois ».
Le pivot de la nouvelle proposition est leet des mesures en faveur des mères qui travaillent et des jeunes. Les syndicats jugent insuffisant le plan présenté par le Gouvernement lors des dernières réunions tenues en septembre et centré sur la phase 2 de la réforme qui a déjà conduit à l'entrée en vigueur de l'Ape Social et au lancement prochain de l'Ape Volontaria.
Retraites, jeunes et travailleurs : la proposition du gouvernement
Résumant ce qui s'est dit au cours des dernières réunions, les représentants de l'Exécutif ont proposé d'introduire un chèque minimum de 600 – 620 euros (obtenue en ajoutant une partie de l'allocation sociale à la pension contributive), donnant en parallèle la possibilité de accéder au traitement retraite à 63 ans et 7 mois. L'intention semble également être de réduire le coefficient de calcul des cotisations de 1,5 fois l'allocation sociale à 1,2 fois.
Pour les mères qui travaillent, en revanche, un abattement de six mois est prévu pour chaque enfant sur les conditions de cotisation (dans un délai maximum de deux ans) afin de leur permettre d'obtenir l'abeille sociale.
Pensions pour les mères qui travaillent, la proposition syndicale
En ce qui concerne les mères qui travaillent, les partenaires sociaux demandent la reconnaissance d'une avance pour l'accès à la pension de vieillesse, et donc pas seulement pour le bénéfice de l'Ape Social, pour les femmes qui ont eu ou adopté des enfants. Dans le détail, le plan prévoit un un an de réduction pour chaque enfant, jusqu'à un maximum de trois ans.
En outre, la proposition prévoit la reconnaissance d'une "prime de contribution" pour le travail familial, cette fois pour les deux sexes.
Retraites, Ape social : baisse de l'obligation de cotisation
Sur la base des dispositions de la loi, les travailleurs qui effectuent activités intenses (professions infirmières et sages-femmes, enseignantes de maternelle, soignants, etc.) pendant au moins 6 années consécutives, ils peuvent accéder à l'avance sociale après avoir payé 36 années de cotisations. Dans ce contexte, les syndicats demandent de réduire l'exigence de cotisation actuellement envisagée de 36 à 30 ans. Parallèlement, il est proposé d'élargir les catégories de travailleurs qui exercent des activités onéreuses.
Retraites et jeunes : voici le plan
Selon les syndicats, le seuil du mécanisme de calcul totalement contributif actuellement valable pour accéder à la pension de vieillesse à 66 ans et sept mois avec 20 ans de cotisations devrait passer de 1,5 fois l'allocation sociale au niveau de l'allocation sociale elle-même, aujourd'hui égal à 448 euros.
Dans le but de soutenir futures retraites des jeunes, Cgil, Cisl et Uil proposent l'utilisation d'un outil qui valorise l'historique cotisable des travailleurs, tout en soutenant leurs futurs revenus de sécurité sociale. Les critères actuels doivent être dépassés.
« Il est indispensable – ajoutent les syndicats – de relancer l'affiliation aux retraites complémentaires en étendant la fiscalité incitative, prévue pour les salariés du privé, également à ceux du secteur public. Enfin, il est nécessaire d'opérer une séparation comptable des dépenses de sécurité sociale des dépenses sociales afin de démontrer que les dépenses de retraite en Italie sont inférieures à la moyenne européenne". Enfin, une réforme de la gouvernance de l'INPS et de l'Inail et le rétablissement de l'indexation complète des pensions s'imposent en introduisant un nouveau panier et en récupérant ce qui a été perdu ces dernières années.
La réponse du gouvernement
Pas encore de réponse officielle, mais dans une interview à Radio Capital, le ministre des Transports, Graziano Delrio a fait savoir que : « Les chiffres venant de l'INPS sont plutôt sévères et disent que la marge de manœuvre sur les retraites est très limitée”. Il est fait référence à la possibilité que la prochaine loi de finances contienne des mesures sur la sécurité sociale. Ces derniers jours, le président de l'INPS, Tito Boeri, avait rejeté la proposition d'avance d'un an pour chaque enfant faite pour Ape Social.
L'affrontement entre le gouvernement et les syndicats sur les retraites se poursuivra début octobre, immédiatement après le lancement de la note d'actualisation de la Def.
