Atteindre 65% de recyclage quelques déchets et descendre en dessous de 10 % d'enfouissement, comme veut Europe, lL'Italie doit se doter de un réseau de stations d'épuration capables d'absorber les flux croissants de collecte différenciée des déchets. C'est le message qui ressort de la dernière rapport de la REF Ricerche, intitulé « Economie circulaire : sans végétaux, la décharge gagne toujours »..
« La perspective de rendre l'économie circulaire - commentaires de Donato BerardiDirecteur du Laboratoire de Services collectivités territoriales de la REF Ricerche - suggère l'opportunité d'une stratégie nationale en matière d'environnement, qui vise la prévention et la réutilisation mais qui en même temps soutient la gestion industrielle, pour construire les usines nécessaires au recyclage et à l'incinération. Sinon, il vaut mieux admettre qu'on préfère les décharges".
LES URGENCES SONT LES ENFANTS DES ERREURS DE PLANIFICATION
Entre 2014 et 2016, la production de déchets municipaux en Italie a augmenté de 3 %, enregistrant une tendance en ligne avec le PIB et la consommation. Selon Ref Ricerche, sLes prévisions de réduction des déchets sont souvent motivées par des évaluations de nature politique plutôt que technique: il indique qu'il veut mener des politiques environnementales vertueuses, mais alors rien n'est fait pour tenir les promesses.
LA PRÉVENTION ET LES TARIFS PONCTUELS NE SUFFISENT PAS
L'aménagement du territoire, tel qu'il a été mis en place jusqu'à présent par de nombreuses régions italiennes, s'est avéré être un outil de nature plus politique que technique, basé sur des estimations très souvent des réductions optimistes de la production de déchets urbains et des projections tout aussi optimistes pour le développement de la collecte différenciée des déchets.
Les politiques de prévention, associées à la promotion de la réutilisation et à l'adoption du tarif ponctuel, peuvent accompagner un processus de sensibilisation et de réduction de la production de déchets non triés mais ne pas être l'élément qui sape ou désarticule la reconnaissance des besoins, justifiant l'échec de la construction des centrales et fixant les conditions de la répétition cyclique des épisodes d'urgence.
FORFAIT ÉCONOMIE CIRCULAIRE : 65 % DE RECYCLAGE ET 10 % DE DÉCHARGE D'ICI 2035
Pour étayer les objectifs indiqués par les directives européennes qui demandent d'atteindre 65% de recyclage d'ici 2035 et de descendre en dessous de 10% de déchets mis en décharge, un mix de politiques cohérent avec la hiérarchie européenne des déchets est nécessaire.

En supposant une production de déchets urbains arrêtée aux niveaux actuels et en maintenant l'efficacité de la capacité de l'usine existante, dans vingt ans, nous aurons encore un besoin supplémentaire d'usines de recyclage des déchets organiques pour au moins 2,3 millions de tonnes/an et d'incinération pour éliminer environ 1,7 million de tonnes. tonnes/an de plus.
Il s'agit de mettre en service au moins 53 usines de méthanisation et au moins 4 usines d'incinération (1 usine en Campanie de même taille qu'Acerra et 1 de taille équivalente en Sicile, 1 de taille moyenne desservant les régions centrales et 1 en Sardaigne).
Le scénario est très ambitieux et suppose que :
- nous sommes capables de découpler la production de déchets de l'évolution de l'activité économique ;
- que la capacité des centrales en fonctionnement reste la même (malgré les nombreuses fermetures annoncées par les administrations locales) ;
- que le Sud est en mesure d'atteindre des niveaux de collecte séparée des déchets conformes aux meilleures expériences du pays ; que la conception éco-durable permet de contenir les déchets issus des collectes différenciées.
Il est clair que la violation d'une ou plusieurs de ces hypothèses généreuses détermine une augmentation marquée des besoins de l'usine.

LES INGRÉDIENTS D'UN CHEMIN "CRÉDIBLE"
Pour que les auspices ne le restent pas, il faut s'engager à :
- prévenir la production de déchets (mettre en place la responsabilité élargie des producteurs, réglementer les sous-produits, favoriser la réutilisation, etc.) ;
- acquérir des filières de recyclage cohérentes avec le développement de la collecte différenciée des déchets ;
- encourager le recyclage, soutenir l'industrie du recyclage et la réutilisation des matières premières secondaires dans les processus de production.
La nouvelle perspective de l'économie circulaire et le contexte national complexe et non homogène suggèrent l'opportunité d'une véritable « Stratégie droit national de l'environnement » qui soutient la gestion industrielle, pour être en mesure réaliser des investissements pour le développement des services et la construction des usines nécessaires à la poursuite des objectifs du paquet économie circulaire.
