Il faudrait une boule de cristal pour savoir comment l'enquête va se terminer. Parquet de Milan sur l'ascension de députés a Mediobanca et sur le prétendu « concert », difficile à vérifier, entre Monte et les membres Caltagirone et Milleri (Delfin). Mais au moins deux choses sont certaines. La première est que le document du 15 septembre ne suffira certainement pas. Consob, dévoilé vendredi par Sun Heures 24selon lequel Jusqu'alors, il n'y avait pas de « concert ».Il serait impensable de considérer l'affaire comme close. Or, cela est manifestement impossible, d'une part parce que la justice milanaise a poursuivi son enquête bien au-delà du 15 septembre et que l'on ignore précisément ce qu'elle a découvert, et d'autre part parce que l'on ne sait pas si le document de la Consob inclut ou exclut les allégations d'« entrave à l'exercice de l'autorité de surveillance » par MPS et ses actionnaires, allégations sur lesquelles le parquet enquête.
Le rachat de Mediobanca par MPS est irréversible, mais ses effets sur Generali s'estompent.
La deuxième certitude est que, quel que soit le résultat final de l'enquête judiciaire, La prise de contrôle de MPS par Mediobanca est irréversible.Il n'y a pas de retour en arrière possible. Cependant, l'enquête, selon son issue, pourrait avoir plusieurs conséquences. Premièrement, si le parquet parvenait à établir la manipulation boursière et l'obstruction à la surveillance par MPS et ses actionnaires, le préjudice, tant en termes de réputation que financiers, serait considérable pour les accusés. Les hypothèses avancées par les juristes concernent les opérations de MPS et de ses actionnaires sur les sociétés Mediobanca et Mediobanca. Général: Dans le cas de Mediobanca, en cas de découverte d'irrégularités lors de l'OPA, il serait possible d'obtenir une indemnisation pour les actionnaires de Piazzetta Cuccia, comprise entre le prix de l'offre publique d'achat et la valeur réelle des actions Mediobanca, ainsi que pour l'obligation de grand-père 14 % résiduels de l'institut milanais qui n'ont pas été transférés dans le cadre de l'offre publique d'achat.
MPS et Generali : des risques d’un « concert » à ceux d’une offre publique d’achat très coûteuse
Mais les conséquences les plus graves pour MPS et ses actionnaires seraient le cas où un « conspiration » entre les actionnaires serait constatée et aboutirait à…obligation de lancer une offre publique d'achat en cascade ce qui imposerait à la banque siennoise, à Caltagirone et à Delfin l'obligation de lancer l'offre publique d'achat portant sur la totalité du capital de Generali dont la capitalisation boursière avoisine les 50 milliards d'euros. Étant donné que Mediobanca (désormais MPS), Caltagirone et Delfin détiennent environ 30 % de Generali, le coût supplémentaire d'une éventuelle offre publique d'achat obligatoire serait astronomique et s'élèverait à… plus de 30 milliard.
L’avenir reste incertain, dans l’attente d’une enquête judiciaire aux conclusions impartiales, mais le risque d’être accusé de « concert » est bien réel.conséquence immédiate sur GeneraliCe qui a toujours été le véritable objectif du rachat par Mediobanca, et concernant les nouveaux actionnaires importants du Lion de Trieste : cela ne dissipera pas définitivement les incertitudes pesant sur Generali, mais les atténuera et les ralentira. Autrement dit : au moins jusqu’à l’assemblée générale annuelle du Lion au printemps 2026, mais peut-être même plus tard, selon l’avancement de l’enquête et la possibilité d’une solution républicaine pour Generali, avec l’entrée en fonction des grandes banques pour préserver l’italianité du groupe. Aucun bouleversement n'est prévu à la tête du principal groupe d'assurance.Et ce n'est pas un hasard si, depuis le début de l'enquête de Milan, l'action Generali a progressé en bourse.
