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Leonardo, Airbus et Thales s'associent pour créer un pôle spatial européen de 10 milliards d'euros destiné à produire des satellites civils et militaires

L'Alliance spatiale européenne a été signée : Airbus détiendra 35% de la nouvelle société, Leonardo et Thales 32,5% chacun, avec une gouvernance équilibrée et un contrôle conjoint.

Leonardo, Airbus et Thales s'associent pour créer un pôle spatial européen de 10 milliards d'euros destiné à produire des satellites civils et militaires

Leonardo, Airbus et Thales ils sont parvenus à un accord pour créer un nouvelle entreprise de 10 milliards d'euros à double âme, civile et militaire, pour produire des satellites de télécommunications et d'observation de la Terre capables de concurrencer, à moyen terme, la puissance démesurée de Starlink, la constellation de satellites d'Elon Musk. La signature de la protocole d'accord (MoU) a été annoncé jeudi 23 octobre, avant l'ouverture de la Bourse.

Le projet, connu sous le nom de 'Brome', prévoit la construction, dans un délai de 18 mois, d'un nouvelle entité industrielle destiné à devenir le pivot de l'espace européenSuite à l'approbation des conseils d'administration d'Airbus et de Thales, Leonardo, déjà partenaire de Thales au sein des coentreprises Telespazio et Thales Alenia Space, a également tenu une réunion extraordinaire de son conseil d'administration le mardi 21 octobre. Suite à la signature du protocole d'accord, Airbus, Leonardo et Thales consulteront les représentants des syndicats, conformément à la législation des pays concernés et aux conventions collectives applicables. La finalisation de la transaction est également soumise à l'approbation des autorités européennes de la concurrence.

Il titre Léonard vole avec une hausse de plus de 3 %. Il augmente également Thales, de 2 %, et Airbus, de 0,39%.

Gouvernance et composition de la nouvelle société

La nouvelle société, qui aura siège social à Toulouse (France), verra le participation d'Airbus, Leonardo et Thales avec des actions respectivement de 35 %, 32,5 % et 32,5 %La gouvernance sera équilibrée et placée sous contrôle conjoint, conformément à ce qui existe déjà pour les coentreprises européennes telles que MBDA, avec BAE, Airbus et Leonardo comme actionnaires du seul grand fabricant européen de fusées. Airbus apportera ses activités Space Systems et Space Digital, Leonardo apportera sa division Space, y compris ses participations dans Telespazio et Thales Alenia Space, tandis que Thales apportera ses participations dans Thales Alenia Space, Telespazio et Thales SESO. Cette structure garantira un actionnariat équilibré et un contrôle partagé des décisions stratégiques clés.

L'espace newco sera opérationnel à partir de 2027 et emploiera environ 25 000 personnes à travers l'Europe, pouvant compter sur une chiffre d'affaires annuel d'environ 6,5 milliards d'euros (données 2024) et sur une carnet de commande Un chiffre d'affaires supérieur à trois ans. Selon les estimations des trois groupes, l'intégration des activités générera des synergies annuelles de plusieurs centaines de millions d'euros de résultat opérationnel dès la cinquième année suivant l'entrée en vigueur de l'accord. L'élargissement du portefeuille de produits et services assurera également une augmentation du chiffre d'affaires et une compétitivité internationale renforcée. 

Airbus, écrit le Financial Times, s'attend à recevoir un compensation par les deux autres partenaires, en reconnaissance de son accord de limiter sa participation à 35 %, malgré le fait que sa division spatiale représente environ la moitié du chiffre d'affaires total de la future entité. Airbus est néanmoins considéré comme le plus disposé des trois à réduire son exposition au spatial suite à ses pertes financières et à environ 2 000 suppressions d'emplois.

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Les trois directeurs généraux, Roberto Cingolani (Leonardo) Guillaume Faury (Airbus) et Patrice Caïn (Thales) a déclaré : « Une étape clé a été franchie vers la création de cette nouvelle entreprise pour le développement de l'industrie spatiale européenne. Nous construisons une présence européenne plus forte et plus compétitive en mutualisant les talents, les ressources et les capacités de recherche et développement. Notre objectif est de générer de la croissance, d'accélérer l'innovation et de créer davantage de valeur pour nos clients et nos parties prenantes. Ce partenariat s'inscrit dans l'ambition des gouvernements européens de renforcer les ressources industrielles et technologiques, garantissant ainsi l'autonomie de l'Europe dans le secteur spatial. »

Le message inclut une référence forte aux employés impliqués : « Les personnes seront au cœur de cette initiative et bénéficieront de meilleures opportunités, en pouvant compter sur la force générée par l'union des trois principaux acteurs du secteur. »

Le syndicat français n'est pas d'accord

Le projet ne satisfait pas tout le monde. Ce qui fait obstacle, c'est syndicat français La CGT Métallurgie, pour qui le projet n'est qu'un « prétexte trompeur », souligne que « les entreprises européennes sont déjà leaders dans le domaine des satellites géostationnaires pour les télécommunications, l'observation de la Terre, les constellations, les services aux entreprises et aux gouvernements, l'exploration spatiale et la navigation ». Pour la CGT, « le véritable objectif du projet Bromo est de créer un monopole qui leur permettra d'imposer leurs propres prix et d'affaiblir le pouvoir du CNES français et de l'agence spatiale européenne ISA, ainsi que d'augmenter les marges et les profits des actionnaires, au détriment des intérêts des citoyens, de la gouvernance publique du secteur et de l'emploi. »

L’approbation de l’autorité antitrust est presque considérée comme acquise

La Commission européenne devra désormais se prononcer sur l'opération en matière de concurrence, mais la réponse est également tenue pour acquise parce que Bruxelles Le groupe a mis 800 milliards d'euros sur la table pour soutenir le développement de la défense et de l'espace au cours de la prochaine décennie, et l'alliance Leonardo–Airbus–Thales est l'un des piliers de cette stratégie. « Nous discuterons avec la Commission sur la base des premiers résultats de l'analyse, mais nous estimons que le niveau de concurrence est absolument assuré. » Voici ce qu'a déclaré un responsable de Leonardo concernant l'obtention du Feu vert antitrust pour la nouvelle société spatiale.

Dernière mise à jour le jeudi 23 octobre 2025 à 9h11

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