FINMECCANICA ET ANSALDO TRAIN MILAN
POUR UNE FOIS, L'INDUSTRIE PÈSE PLUS QUE LA PROPAGATION
Jour de boom à Piazza Affari pour Finmeccanica (+16,89%) et pour Ansaldo Sts (+16,89) sur la vague de rumeurs d'un accord à venir avec General Electric, en ligne avec les objectifs que le PDG Giuseppe Orsi a plus de fois réitérés. Encore plus tôt cette semaine dans une interview avec Secolo XIX dans laquelle, faisant le bilan des cent premiers jours à la tête de la holding, Orsi esquissait cette stratégie : « L'état de l'art est le suivant : première étape, établir comment sauver Breda ; deuxième étape, vérifier s'il pourra marcher sur ses propres jambes ou s'il doit se marier. Dans cette éventualité, se marier seul ou avec Ansaldo Sts ? En fait, nous ne savons pas encore. Cependant, j'observe que même si Breda et Sts étaient ensemble, cela ne suffirait pas, car il faut des dimensions plus grandes pour être des acteurs mondiaux. Nous allons donc évaluer comment augmenter la masse critique, qui peut nous aider à le faire et de quelle manière ». Aucun doute : General Electric est sans aucun doute un partenaire idéal pour "augmenter la masse critique".
Il n'en fallait pas plus pour que, parallèlement au déferlement des prises de position des différents syndicats, la Bourse réagisse avec enthousiasme à la perspective d'un premier grand mouvement de politique industrielle sous le ciel de la crise financière, où seul le niveau des spreads compte pour le BTP. Tout cela après que la maison mère a précisé dans une note que « des indications complémentaires sur ses stratégies dans le secteur des transports » seront fournies « à l'issue de l'analyse et des actions entreprises dans le but de permettre une évolution rentable de l'activité et de maximiser valeur pour les actionnaires".
Dans un langage moins crypté la veille, Ansaldo s'était exprimé ainsi à propos de Breda : « Il me semble clair que notre option est de remettre Ansaldo Breda à sa place. Une action également nécessaire pour une éventuelle vente. De plus, je ne veux pas laisser ce problème en héritage ni chercher un groupe industriel, peut-être spécialement constitué, auquel le déchaîner. Je préfère jouer et gagner le challenge de donner aussi une perspective à cette entreprise ». Pendant ce temps, le défi d'Orsi a donné des ailes au Bull de Piazza Affari, en hausse de 2,69% grâce à la force motrice des actions de la holding italienne de haute technologie.
BARROSO EST LE BOUCLIER DE L'OURS
MAINTENANT C'EST AU TOUR DU DUO MERKEL SARKOZY
Matchs faibles également les autres bourses européennes ont inversé la direction après l'intervention du président de l'UE Manuel Barroso, qui a annoncé que la Commission européenne présentera bientôt un projet d'introduction des euro-obligations sur les marchés : pour certains types d'émissions, il n'est même pas nécessaire une intervention modifier les termes du traité européen. La tendance positive s'est accentuée après l'ouverture de Wall Street, portée par l'annonce du rachat de Dell pour 5 milliards de dollars. Les marchés financiers attendent cependant avec impatience la rencontre virtuelle entre Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et le premier ministre grec Georges Papandréou, probablement décisive pour éviter le défaut d'Athènes. Paris enregistre une hausse de 1,97 précédé de Francfort +2,63 et Londres +1,66%.
CONTINUER À SOUFFRIR UNICREDIT
JOURNÉE SPRINT AUTOS ET STM
Évolutions très différentes du secteur bancaire (l'indice DJ stoxx du secteur a progressé de 0,42 %) : Société Générale a chuté de 7,26 %, tandis que Royal bank of Scotland a progressé de 5,30 % et Lloyds de 3,99 %. Parmi les groupes « made in Italy », Intesa SanPaolo progresse de 3,36 %, Banco Popolare de 4,2 %, Bpm réduit la hausse à 0,3 %, tandis qu'Unicredit perd 1,63 %. Ci-dessous également Generali (-1,1%).
Hormis l'affaire Finmeccanica, c'est encore l'industrie qui domine la scène. En particulier, les valeurs automobiles ont progressé (EuroStoxx +4,2%), notamment BMW (+5%) et Michelin (+4,5%). Une partie importante des constructeurs automobiles présents au salon de l'automobile de Francfort ont déclaré que leurs finances étaient beaucoup plus solides qu'elles ne l'étaient en 2008-2009. Volkswagen (+4%), Renault (+3%) mais aussi Fiat (+7,31%), Pirelli (+6,31%) et Fiat Industrial (+4%) sont en hausse.
Enfin, un bond en avant pour la Stm (+ 11,6 %). L'action du premier fabricant européen de semi-conducteurs profite de la confirmation de la recommandation d'achat de la Rbs (banque royale d'Ecosse) et évolue dans le sillage du Philadelphia Semiconductor Index : ce soir l'indice américain des sociétés de puces gagne 2% revenant sur la fin- Niveaux de juin. Après un creux de 12 mois atteint à la mi-août, l'indice a gagné 12 %.
