stellante, Volkswagen e Renault faire front commun pour pousser Bruxelles à renforcer la production automobile européenneLes trois entreprises, qui représentent ensemble plus de 60 % de la production automobile de l'Union européenne, ont envoyé aux députés européens une lettre engagement commun en faveur du « Made in Europe », réclamant des règles plus simples, des critères plus clairs et des incitations plus fortes pour ramener la production automobile au cœur du continent.
L'initiative a été révélée par Financial Times, qui anticipait le contenu des propositions présentées par les trois groupes. Au cœur de cette demande se trouve la mise en place d'un cadre européen capable de récompenser ceux qui localisent la production, maintient des activités industrielles et d'ingénierie dans l'UE et contribue à réduire la dépendance à l'égard des fournisseurs et des usines non européens.
Le front européen face à la pression chinoise
Cette décision intervient alors que l'industrie automobile européenne recherche une réponse à la croissance des véhicules électriques chinois à bas coûtLa concurrence des constructeurs asiatiques, notamment sur le segment des véhicules électriques et hybrides rechargeables, a relancé le débat sur la manière de préserver le tissu industriel européen sans transformer le marché en un système fermé. Dans ce document, Stellantis, Volkswagen et Renault appellent à une… mécanisme simple d'application et de contrôle« Nous voulons garantir que l’Europe demeure un acteur majeur de l’industrie automobile mondiale », affirment les trois groupes, ajoutant qu’« un mécanisme est nécessaire pour promouvoir les voitures et l’industrie européennes », un mécanisme « simple, facile à mettre en œuvre et facile à contrôler ».
La requête est incluse dans le chemin deLoi sur l'accélération industrielleProposées fin 2018 et publiées par la Commission européenne en mars, ces initiatives visent à renforcer la compétitivité industrielle de l'UE. Elles concernent également les flottes d'entreprises et les petites voitures électriques, qui, selon le texte, devraient être assemblées au sein de l'Union pour pouvoir bénéficier des marchés publics et des subventions.
La question du 70/70 et la demande à Bruxelles
La formule lancée par les trois maisons s'articule autour de Principe du « 70/70 dans l’UE-27 »L'objectif affiché est que 70 % des véhicules vendus par les constructeurs automobiles en Europe proviennent des 27 pays de l'Union européenne. Dans la version décrite par FT Le cadre proposé inclurait également l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège dans le périmètre européen considéré.
Pour Stellantis, Volkswagen et Renault, le marque « Made in Europe » ne devrait pas seulement compenser les coûts plus élevés supportés par les producteurs du continent, mais devrait devenir unoutil actif pour encourager la localisation et la relocalisation« Si nous réussissons, l’Europe peut rester une puissance automobile mondiale », affirment les trois entreprises.
Il restant 30% la production resterait ouverte à composantes ou activités situées en dehors de l'EuropePour ces trois groupes, il s'agirait d'un juste équilibre. « L'Europe ne se replie pas sur elle-même », expliquent-ils, mais elle vise à enrayer la délocalisation croissante de la production industrielle vers des pays tiers.
Batteries, petits véhicules et coûts : le jeu industriel
Parmi les La question la plus délicate reste celle des batteries., le composant central et le plus coûteux des véhicules électriques, dont les chaînes d'approvisionnement sont actuellement fortement dominées par les fabricants chinois. Stellantis, Volkswagen et Renault appellent à une réforme. chemin « réaliste » Elles demandent la localisation de la production de cellules de batteries et sollicitent un report de l'échéance à 2030, au lieu de 2028. Les trois entreprises demandent également avantages plus larges pour compenser les coûts de production supplémentaires en Europe, où l'énergie et la main-d'œuvre pèsent plus lourd que dans des régions concurrentes comme la Turquie et le Maroc. Également dans le collimateur système de « super crédit » Ce dispositif était prévu pour les petites voitures électriques construites en Europe, mais les groupes estiment qu'il devrait être étendu à tous les véhicules électriques produits au sein du bloc.
Le document insiste également sur la nécessité de compatible avec les batteries européennesIl s'agit d'introduire une flexibilité pragmatique, notamment pour les petites voitures, et de rendre les véhicules électriques plus accessibles. L'objectif est de bâtir une chaîne d'approvisionnement européenne plus robuste, capable de résister à la concurrence mondiale et de soutenir la transition écologique sans fragiliser le tissu industriel du continent.
Résistance des fabricants non européens
Le front industriel, cependant, n'est pas compact. Certains producteurs non européens, notamment Toyota, Jaguar Land Rover et Honda, ont exprimé des doutes subsistent quant à la portée géographique des règles en discussionCette approche risque d'exclure les composants fabriqués au Royaume-Uni, au Japon et en Turquie. Des inquiétudes subsistent également quant aux coûts potentiels de mise en conformité, qui pourraient renchérir les véhicules produits en Europe. La Commission européenne a identifié les mesures relatives aux flottes d'entreprises et aux petites voitures électriques comme des initiatives clés pour soutenir la transition écologique. Cependant, l'approche préconisée par Stellantis, Volkswagen et Renault lie directement la transition électrique à la stabilité de l'industrie manufacturière européenne : sans production, investissements et chaînes d'approvisionnement ancrés dans l'UE, cette transition risque de devenir un avantage concurrentiel pour d'autres pays.
