La crise déclenchée par le coronavirus va effondrement du produit intérieur brut italien de 6,5% en 2020. À la fois, le ratio déficit/PIB montera en flèche à 6,6 %, portant la dette jusqu'à 150%. Et ce n'est pas tout : dans les deux prochaines années - comme cela s'est produit après la crise de 2008-2009 - nous ne pourrons récupérer que partiellement ce que nous avons perdu cette année, avec une croissance 3,3% en 2021 et dell '1,2% en 2022. Ce sont les estimations contenues dans le dernier Rapport prévisionnel de Prometeia, l'un des trois instituts faisant partie du panel de l'Office parlementaire du budget.
Dans le détail, Prometeia estime pour les deux premiers trimestres de 2020 une baisse du PIB de plus de 10% par rapport à la situation d'avant crise, avec des écarts sectoriels très importants : de -10% du fabrication à -27% de prestations liées à tourisme, jusqu'à -16% de prestations fret et les activités liées àDivertissement.
Il y aura un rebond, mais il ne suffira pas à compenser les pertes : dans le scénario de base qui ressort de l'analyse, l'Italie se retrouverait en 2022 avec un PIB toujours inférieur au niveau de 2019 de plus de 2 points de pourcentage, avec une dette souveraine clouée à 150%.
Selon Prometeia, l'Italie fait partie des pays les plus exposés pour des raisons structurelles :
"Dans le contexte de la plus profonde récession mondiale depuis la Seconde Guerre mondiale - lit le rapport - l'Italie, avec un secteur des services et du tourisme caractérisé par des petites et moyennes entreprises, et un secteur public avec une dette déjà élevée, risque d'être parmi les plus fragile ».
De manière générale, Prometeia estime qu'une intervention extraordinaire est nécessaire pour être coordonnée rapidement au niveau de l'UE. Dans ce contexte, le centre de prospective envisage le lancement de la Eurobonds (ou Coronabonds), sur lequel cependant le Conseil européen est toujours profondément divisé.
« Aucun pays ne pourra s'en sortir seul – conclut Prometeia – Le financement des dépenses par des émissions de titres européens permettrait d'alléger la charge des budgets nationaux et aussi de faire un pas en avant vers la création de cet actif sûr continental qui pourrait favoriser la diversification du risque des systèmes financiers. Ne pas s'engager dans cette voie risquerait fragiliser le projet européen, mettant son avenir en péril ».
