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Concessions de plages, prolongation jusqu'en 2027 et compensation pour les opérateurs sortants : le gouvernement et l'UE approuvent les nouvelles règles

Le Conseil des ministres a établi, par décret, de nouvelles règles après des années de prolongations et de reproches de la part de l'UE : appels d'offres d'ici juin 2027 et compensations pour ceux qui reprennent, calculées uniquement sur les investissements des cinq dernières années.

Concessions de plages, prolongation jusqu'en 2027 et compensation pour les opérateurs sortants : le gouvernement et l'UE approuvent les nouvelles règles

Le gouvernement a décidé de étendre le concessions de plage jusqu'au 30 septembre 2027, juste à temps pour fermer le Parlement avec les parapluies toujours en place. Un geste stratégique qui assure la sécurité des managers actuels, les réservoirs pleins le soutien de l'Europe, qui ne semble pas avoir voulu trop forcer la main, pour peu que les nouveaux appels d'offres soient annoncés d'ici 2027. Bref, encore un peu de temps pour profiter de la vue sur la mer.

La question a été incluse dans le "décret d'infractions" approuvé par le Conseil des ministres qui, comme l'explique une note du Palazzo Chigi, permettra de faciliter la clôture de 16 dossiers d'infraction: allant de la réduction des délais de justice pour le paiement des dettes commerciales et des services d'interception dans les enquêtes pénales aux règles du code de la route, de la protection des mineurs enquêtés dans les procédures pénales au droit d'auteur. Le gouvernement parvient ainsi à clôturer, pour l'instant, un chapitre qui, depuis des années, a connu des reports et des prolongations continus, répondant enfin aux demandes de l'UE de respecter les Directive Bolkestein de 2006, ce qui nécessite l’ouverture à la concurrence du marché des concessions de plages.

Concessions de plage : voici les actualités

I points principaux de réforme des concessions de plages inclure la prolongation des concessions actuelles jusqu’en septembre 2027, avec l’obligation de lancer les appels d'offres avant le 30 juin de la même année. Un autre est prévu reporté au 31 mars 2028 en cas de "raisons objectives". Qui décide de la prolongation ? Maires et élus locaux. Ainsi, si des plaintes arrivent contre une règle jugée illégale par le Conseil d'État et la Cour de justice européenne, le gouvernement pourra se déclarer non responsable. Les nouvelles concessions auront un durée entre 5 et 20 ans, pour permettre aux gestionnaires d’amortir les investissements. Le Palazzo Chigi a confirmé ces dispositions dans une note officielle.

Les nouveaux managers devront également embaucher des travailleurs déjà employés, si leur principale source de revenus provenait de cette activité. Quant aux anciens concessionnaires, ils recevront une indemnité par le nouveau gérant, calculé sur la valeur des actifs non encore amortis et sur les investissements réalisés au cours des cinq dernières années. Un mini "droit de préemption", qui est cependant une version beaucoup plus douce par rapport à ce qui était demandé par les associations professionnelles et par rapport à la loi sur la concurrence du gouvernement Draghi, qui considérait la valeur globale de l'entreprise. Cette option a été exclue à la demande de Bruxelles, qui craignait qu'elle ne représente un avantage injuste pour les concessionnaires actuels. Parmi les critères pour remporter l'appel d'offres, avoir géré une concession de plage comme principale source de revenus au cours des cinq dernières années sera considéré comme un avantage.

Enfin, le projet de loi introduit la possibilité pour les autorités locales d'ordonner le démolition de structures existantes aux frais du concessionnaire sortant, e augmente les taxes foncières de l'État, en allouant une partie de ces fonds à la défense des zones côtières.

Le commentaire de Bruxelles

De plus, le Ue exprimé un avis positif. « La Commission se félicite de la décision prise aujourd'hui par l'Italie dans le dossier des concessions de plages. Cela fait suite à des échanges constructifs grâce auxquels la Commission et les autorités italiennes sont parvenues à un accord commun sur le cadre législatif pour la réforme des concessions de plages italiennes à la lumière du droit de l'UE, avec une solution globale, ouverte et non discriminatoire couvrant toutes les concessions à mettre en œuvre dans les trois prochaines années », a déclaré une porte-parole de la Commission. Il a ajouté qu'à ce stade, la Commission n'a pris aucune décision formelle dans la procédure d'infraction, mais qu'elle évaluera le décret à la lumière de l'accord obtenu. Bruxelles suivra de près le processus d'appel d'offres et le renouvellement des concessions dans les délais impartis.

Mais entre-temps, dans les Pouilles, la Cour des comptes se penche sur les redevances de plage, qui ne semblent pas toujours avoir été perçues régulièrement. Mais ceci, comme on dit, est une autre histoire.

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