SACE faits saillants comme aussi en juin Les exportations italiennes de biens sont en hausse par rapport au mois précédent (+14,4%), tandis que l'impact de la pandémie a principalement affecté les échanges avec l'Inde (-33,1 % par rapport à juin 2019), le Mercosur (-32,7 %), l'Afrique du Nord (-25,9 %) et les États-Unis (-22,4 %). Le solde tendanciel entre janvier et juin enregistre -15,3%, un résultat conditionné par la forte contraction des exportations de véhicules automobiles (-32%), de textiles et d'habillement (-26,2%), d'autres moyens de transport (-22%) et de mécanique instrumentale (-20%).
Certaines destinations au premier semestre affichent une demande plus forte que la moyenne globale, notamment la Belgique (+3,3% par rapport à la même période de 2019), tandis que les marchandises italiennes dirigées vers l'Inde ont plus de mal (-33,8%) , Espagne (-21,8%), Royaume-Uni (-19,8%) et Chine (-18,6%). Le premier semestre a confirmé la résilience internationale de Nourriture et boisson, notamment en Allemagne (+5,5%), au Royaume-Uni (+4,1%) et en Turquie (+1,1%). Des performances très positives également pour les produits agricoles vers Ankara (+10,7%) et Berlin (+10,5%), tandis qu'à Londres les ventes de ces biens ont enregistré un -1,3%, donc mieux que la moyenne vers le pays. En particulier, les produits métalliques s'envolent (+14,9%), qui souffrent au contraire aussi bien en Allemagne (-19,7%) qu'en Turquie (-9,7%). Les moyens de transport vers les trois destinations ont fortement diminué.
En examinant les principaux regroupements d'industries, on constate que au cours des six premiers mois de l'année, les exportations de biens de consommation ont enregistré la contraction la moins importante (-10,1% par rapport à la même période de 2019), malgré le chiffre des biens durables (-23,9%). Toujours négative, mais meilleure que la moyenne, la dynamique des biens intermédiaires (-13,6%), grâce aux produits chimiques et aux articles en caoutchouc. La chute des biens d'équipement ne s'est pas arrêtée (-21,2 %), fortement conditionnée par l'incertitude mondiale, qui a cependant augmenté de 23,6 % en juin par rapport à mai. Le détail sectoriel montre que les produits agricoles sont parmi les rares à avoir un signe positif, avec les aliments et pharmacie, soutenu par la demande française, néerlandaise, tchèque, suisse, chinoise, japonaise, mais aussi allemande et turque. En territoire négatif, entre autres, les appareils et machines électroniques, ces derniers étant cependant beaucoup plus pénalisés. En effet, alors que pour les premiers il y a des géographies en croissance (USA, Russie, Pologne, Rép. Tchèque, Japon, Royaume-Uni, Roumanie, Pays-Bas et Belgique), pour les seconds la demande montre une baisse dans toutes les principales destinations .
Selon les données publiées par Département d'études et de recherche d'Intesa San Paolo, 2019 a été une année record pour les exportations italiennes de produits alimentaires, atteignant 43 milliards d'euros, en hausse de +3,7% par rapport à l'année précédente. Il faut également souligner la performance des districts agroalimentaires, qui ont enregistré des performances encore meilleures en 2019, avec plus de 19 milliards de chiffre d'affaires réalisé à l'étranger (+4,4% en rythme annuel).
Et précisément en ce qui concerne le secteur agroalimentaire, au cours de la période janvier-mars 2020, cette tendance positive du secteur a enregistré un nouveau bond en avant, grâce à l'entrée en vigueur des mesures de confinement d'abord en Italie puis dans toute l'Europe, changeant radicalement les habitudes d'achat des consommateurs. En fait, sur les trois premiers mois de l'année, les districts agro-alimentaires totalisaient 5,1 milliards des exportations, en hausse de +9,3%clôturant ainsi le meilleur trimestre d'hiver de tous les temps. Parmi les secteurs qui ont le plus tiré l'agroalimentaire italien au premier trimestre 2020, le secteur du vin se démarque, qui maintient son leadership avec plus de 1,3 milliard, en hausse de +6,1% en rythme annuel, tandis que les pâtes et les confiseries, qui dépassent le milliard de ventes à l'étranger, en hausse de +27,6% sur un an. A noter également les ventes de viandes et charcuteries (+10,1% par rapport à la même période de l'année précédente) et de riz (+12,3% en tendance). Les performances des conserves (+5%), des produits laitiers (+4,6%) et de l'huile (+3,6%) sont également bonnes. La seule chaîne d'approvisionnement qui ralentit est celle des produits de la pêche, en raison de la baisse de la demande de la chaîne ho.re.ca.
Les analystes soulignent comment tous les principaux marchés de destination ont enregistré des taux de croissance élevés en termes d'exportations de produits alimentaires au cours des trois premiers mois de 2020, en particulier l'Allemagne (+11,5%), les États-Unis (+9%) et la France (+20 %). La seule exception concerne le Royaume-Uni, qui a ralenti de -2020 % au cours des trois premiers mois de 3,8, également en raison des implications découlant du Brexit et du scénario d'un possible « no deal ».
