Si quelqu'un s'était fait illusion, comme on l'a supposé, qu'il pourrait également y avoir un mariage entre Brembo et Pirelli de manière à créer un hub avec une capitalisation de 12 milliards, il devrait y réfléchir à nouveau. Par surprise, la bourse a fermé hier Brembo il s'est retiré de ce projet en mettant sur le marché toute sa part du groupe pneumatique présidé par Marco Tronchetti Provera. Le géant du frein contrôlé par la famille Bombassei et dirigé par Matteo Tiraboschi, à travers une procédure de bookbuilding accéléré géré par BNP Paribas, a cédé 55,8 millions d'actions ordinaires détenues dans Pirelli à des investisseurs institutionnels, correspondant à 5,58% du capital social, à un prix de 5,07€ par action avec un rabais 5,1% par rapport au cours de clôture d'hier pour un contrepartie totale égale à 282,9 millions.
A Place Afari le titre Pirelli il perd 4,43% à 5,11 euros, contre les 5,07 euros perçus par le vendeur. Sur les boucliers Brembo, qui grimpe de 2,77% à 9,95 euros après des collectes de 282,9 millions.
Contre-attaque de Tronchetti Provera
Sortie de Brembo du capital de Pirelli, Marco Tronchetti Provera & C. (Mtp), Camfin et Camfin Alternative Assets annoncés aujourd'hui 2,5% d'achat du capital de Pirelli par Actifs alternatifs de Camfin. Suite à cette opération, la chaîne de contrôle dirigée par Mtp Spa détient une part égale à 25,28% de la société, "renforçant ainsi le rôle de Camfin et MTP Spa comme actionnaires stables et réitérant la confiance et l'engagement à soutenir les projets industriels de Pirelli », indique le communiqué. Les conseils d'administration des sociétés concernées ont également donné leur feu vert à des rachats pour un renforcement ultérieur jusqu'à une participation maximale de 29,9% du capital du groupe pneumatique sur les 24 prochains mois.
Un engagement de 4 ans
La première entrée de Brembo dans Pirelli remonte à mars 2020, avec une part d'environ 2,4%, pourcentage qui a ensuite augmenté pour dépasser 5% du capital en juillet 2022. En 2023 Camfin et Brembo avaient également signé un accord de consultation. Aux termes de l'accord, Bombassei avait apporté 0,42% supplémentaires de Bicocca au véhicule Next Investments. A cette époque, on croyait possible de créer un méga hub automobile. Il y a seulement un an, le propriétaire de Brembo, Alberto Bombassei, avait défini le mariage avec Pirelli comme "une bonne chose", tout en précisant que "pour le moment il n'y avait rien de grave".
Le rôle du pouvoir doré exercé par le gouvernement italien
Mais aujourd’hui, le secteur automobile a changé et est tombé dans une crise profonde, bloquant la voie à tout projet de ce type. En outre, en juin de l'année dernière, le gouvernement italien, par son pouvoir d'or, a imposé certaines mesures pour protéger l'autonomie de Pirelli et sa gestion et protéger les technologies et les données d'importance stratégique. Une disposition qui limitait fortement les prérogatives de gouvernance et de gestion du premier actionnaire de Pirelli avec 37%, le chinois Sinochem.
Quelques mois après la mesure du gouvernement, Sinochem a perdu son partenaire capitalistique chinois, le fonds Route de la Soie, qui a dissous le pacte avec le géant chimique de Pékin puis a vendu, toujours selon une procédure accélérée, ses 9 %. À cette occasion, Bottines et ses alliés du coffre-fort Mtp en ont profité arrondir leur part à 22,8%.
