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Roumanie et ingérence russe dans les élections : la Cour annule le vote présidentiel

La Cour constitutionnelle roumaine annule les élections présidentielles après la découverte de l'ingérence russe. Le processus électoral, y compris la campagne, sera répété le 22 décembre. Voici ce qui s'est passé

Roumanie et ingérence russe dans les élections : la Cour annule le vote présidentiel

Tour inattendu dans course à la présidentielle en Roumanie: pas de scrutin le 8 décembre, tout est à refaire. Là La Cour constitutionnelle a invalidé les résultats du premier tour, tenu le 24 novembre, et a décidé de répéter tout le processus électoral. La décision a été prise après la déclassification de documents mettant en évidence des allégations ingérence étrangère, En particulier russe, lors du vote.

"Cette décision vise à garantir la légalité et l'intégrité du processus électoral", a déclaré la Cour dans un communiqué, soulignant le rôle de l’ingérence comme élément décisif.

Le deuxième tour, qui aurait dû le voir choc entre l'extrême droite et le candidat pro-russe Calin Georgescu et le leader centriste pro-européen Elena Lasconi, a ensuite été annulée.

Roumanie, que s'est-il passé au premier tour

Le premier tour des élections présidentielles en Roumanie a eu réservé de belles surprises, renversant complètement les pronostics de la veille : les deux principaux favoris avaient été battus par deux outsiders. Celui qui a remporté le scrutin de manière inattendue est Calin Georgescu, un candidat indépendant connu pour ses positions nationalistes et eurosceptiques, qui est arrivé en première position avec 22,94% des voix. Immédiatement derrière, Elena Lasconi, leader du parti progressiste Union Sauvez la Roumanie (USR), avec 19,16%.

Parmi les grands perdants le premier ministre sortant était là Marcel Ciolacu, donné comme favori mais exclu du scrutin avec 19,16%, e Georges Simion, leader souverainiste de l'Alliance pour l'unité des Roumains (AUR), qui avait déçu les attentes en s'arrêtant à la quatrième place avec 13,9%. Le taux de participation électorale s'est élevé à 53%.

Ingérence de la Roumanie et de la Russie dans les élections : un tableau alarmant

I rapports déclassifiés par le Conseil de sécurité de la Roumanie décrivent un image alarmante:

  • Manipulation numérique : un réseau de plus de 25.000 800 comptes TikTok aurait été activé pour accroître la popularité de Georgescu. Environ 11 de ces comptes, auparavant inactifs, ont commencé à fonctionner massivement le XNUMX novembre, peu avant le premier tour.
  • Paiements suspects : Un compte TikTok aurait payé 381.000 XNUMX euros en un mois pour promouvoir le candidat.
  • Cyberattaques : Plus de 85.000 XNUMX cyberattaques visant à exploiter les vulnérabilités du système électoral ont été enregistrées.

Ces opérations ont suivi des tendances déjà observées en Ukraine et en Moldavie, soulevant ainsi des doutes sur l'autonomie réelle du résultat électoral roumain.

L'actuel Premier ministre Ciolacu : "La seule bonne décision"

Le Premier ministre sortant Marcel Ciolacu a défini la décision de la Cour comme «le seul bon choix», saluant le courage des institutions. Au contraire, Elena Lasconi a sévèrement critiqué la sentence, déclarant : « Le processus électoral aurait dû se poursuivre conformément à la volonté du peuple roumain. »

Les citoyens ont également réagi avec sentiments contradictoires: Alors que certains voient la crise comme une étape nécessaire pour défendre la démocratie, d'autres craignent que l'annulation ne représente un signe supplémentaire d'instabilité politique.

Roumanie, à quand les prochains votes ?

L'annulation ne fait pas que reporter le second tour : letout le processus électoral, y compris la campagne, il faudra répéter. Selon la loi, le de nouvelles élections auront lieu le 22 décembre, mais il reste incertain si les candidats actuels seront autorisés à se présenter à nouveau. Une crise politique et institutionnelle qui remet en cause jusqu'aufiabilité des institutions démocratiques roumaines et leur capacité à faire face aux menaces hybrides.

Roumanie, avec environ 19 millions d'habitantsi, est une république semi-présidentielle dans laquelle le président, personnalité politiquement active, nomme le premier ministre et représente le pays à l'étranger. Klaus Iohannis, du Parti national libéral (PNL), occupe ce poste depuis dix ans et soutient l'Ukraine. Actuellement, le le gouvernement est une coalition entre le PNL et le Parti social-démocrate de Ciolacu, formé en 2021 après une crise politique.

Avec une frontière de 650 kilomètres avec l'Ukraine, la Roumanie a un rôle stratégique pour l'OTAN, accueillant plus de 5.000 XNUMX soldats et servant de plaque tournante pour le transit des céréales ukrainiennes. Là campagne électorale précédente s'est concentrée sur l'augmentation du coût de la vie, la Roumanie ayant le pourcentage le plus élevé de citoyens menacés de pauvreté dans l'Union européenne.

Un signal d’alarme pour l’Europe

Le cas roumain n'est que le dernier exemple en date d'une tendance inquiétante : laingérence extérieure dans les processus démocratiques européens. L'annulation des élections représente non seulement un pas en arrière pour la politique intérieure, mais aussi un avertissement pour toute l’Europe, qui doit renforcer la cybersécurité et le contrôle des médias sociaux pour protéger sa souveraineté et la transparence électorale.

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