Il bulletin de vote il ne met pas le centre abrité, ou plutôt demeure un inconnu pour les deux camps. Pour aligner les inconnues des possibles loi électorale avec un double tour et un bonus majoritaire Lorenzo Pregliasco, analyste politique, sondeur et cofondateur du centre de recherche YouTrend, interviewé par Corriere della Sera.
Selon Pregliasco, avec les chiffres actuels, le centre-droit représenterait 42 %, sans compter les 7 % attribués à VannacciLe centre-gauche obtiendrait 44 %, sans les quelque 3,5 % de Calenda. Ces chiffres, précise-t-il, correspondent aux « intentions de vote et ne tiennent pas compte de l'éventualité d'un second tour, actuellement à l'étude ».
Et c’est précisément là que réside l’inconnue. Car, selon Pregliasco, « la coalition mise sur le charisme de Giorgia Meloni et sur la perception que les électeurs pourraient avoir du second tour, comme une sorte de système présidentiel, mais le risque d’un effet boomerang est bien réel ». La raison tient aussi au fait que… participationHistoriquement, lors des élections municipales, le centre-droit a tendance à perdre des électeurs au second tour, notamment parce que son électorat est « moins militant, avec un intérêt moyen à faible pour la politique ».
Au vu des données actuelles, l'issue reste incertaine : en supposant une perte de 3 % entre les deux tours, explique Pregliasco, le centre-droit atteindrait 39 %, un score qui pourrait grimper à 46 % avec le transfert intégral des voix de Vannacci. Le centre-gauche, quant à lui, pourrait gagner environ deux points grâce aux électeurs de Calenda et aux autres coalitions. « À ce stade, les deux coalitions seraient à 46 % », observe Pregliasco. prime majoritaire« Une seule voix de plus suffit à décider de la victoire de l’un ou de l’autre. »
Il reste à voir combien d'électeurs de Vannacci retourneront aux urnes au second tour : selon Pregliasco, un électeur sur trois pourrait s'abstenir, en partie par « vote de protestation, sans se soucier de la victoire de Meloni ». La question concerne donc les deux coalitions : convaincre leurs électeurs de retourner aux urnes. « Oui, le second tour, que le centre-droit souhaite pour contrer Vannacci, comporte le risque de faire perdre des points aux deux coalitions. »
Et aussi parce que, selon Pregliasco, c'est Il est encore trop tôt pour faire des prédictions.« Un scénario inédit. De nombreuses variables. Il n'existe aucun système en Europe prévoyant une bonification majoritaire et deux tours de scrutin. La campagne électorale sera bien plus polarisée. » Et c'est précisément là l'inconnue : le mécanisme qui déterminerait la majorité pourrait rendre le jeu encore plus ouvert.
