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Canicule extrême, Europe en proie à la chaleur et aux coûts : les vagues de chaleur menacent la croissance

Les vagues de chaleur extrêmes ne sont plus seulement un phénomène météorologique : elles deviennent un risque économique structurel. Selon Allianz Trade, d’ici 2030, les pertes de PIB pourraient atteindre 5 à 7 % dans les pays les plus exposés, comme l’Italie, la France, l’Allemagne et l’Espagne.

Canicule extrême, Europe en proie à la chaleur et aux coûts : les vagues de chaleur menacent la croissance

Un anticyclone africain sans répit plane sur l'Italie : chaleur intense Cela se poursuit et il est confirmé, dans de nombreux cas, que juin est plus chaud qu'août. la réactivité Les températures restent élevées et persistantes sur une grande partie du pays, avec des maximales généralement comprises entre 30 et 38 degrés Celsius (86 et 100 degrés Fahrenheit) et des pics possibles jusqu'à 39 ou 40 degrés Celsius (102 à 104 degrés Fahrenheit) dans les zones les plus chaudes. La situation est d'autant plus critique que la chaleur s'intensifie, avec une forte humidité et une température ressentie supérieure à la température réelle. Les nuits sont également affectées par cette chaleur persistante : de nombreuses villes connaissent des nuits tropicales, où les minimales ne descendent pas en dessous de 20 degrés Celsius (68 degrés Fahrenheit) et se maintiennent même parfois au-dessus de 25 degrés Celsius (77 degrés Fahrenheit).

La deuxième vague de chaleur devrait se poursuivre, selon les prévisions. au moins jusqu'au premier week-end de juilletCe phénomène, qui touche particulièrement la plaine du Pô et les principales zones urbaines du centre et du nord de l'Italie, se manifeste notamment en Lombardie, au Piémont, en Vénétie et en Émilie-Romagne. Il s'étend désormais à travers le continent.

Le reste deEuropa traverse en fait une phase de chaleur exceptionnelle : Royaume-Uni Les températures peuvent atteindre 36 à 37 °C, tandis que dans France L'alerte rouge a été déclenchée dans des dizaines de départements, avec des températures atteignant 41 °C et d'importantes perturbations des événements publics, des infrastructures et des transports. Cette situation confirme une tendance structurelle, avec des étés de plus en plus précoces et des anomalies de température de plus en plus fréquentes dès le mois de juin.

Chaleur extrême et impact économique : baisse de la productivité et hausse des coûts

Outre son impact sur la santé et la vie quotidienne, la chaleur extrême prend de plus en plus la forme de Risque économique structurel pour l'Europe. Selon une étude de Allianz CommerceLes épisodes de stress thermique ont été multipliés par sept environ depuis les années 80, de même que la mortalité moyenne par épisode. Ce phénomène s'explique à la fois par des facteurs climatiques et des vulnérabilités structurelles : vieillissement de la population, forte densité urbaine favorisant l'accumulation de chaleur et diffusion encore limitée des systèmes de climatisation par rapport à d'autres économies avancées.

Les effets sur l'économie deviennent manifestes au-delà du seuil de 30 °C. Alors que des températures plus clémentes peuvent avoir un impact neutre, voire légèrement positif, sur la consommation d'énergie, au-delà de ce niveau, la dynamique s'inverse. la productivité du travail diminue progressivement : entre 30 et 35 °C, chaque degré supplémentaire peut réduire la production horaire d’environ 3 %, tandis que demande énergétique Elle augmente de 1 à 1,2 % par degré, ce qui accroît les coûts précisément aux moments où la pression opérationnelle est la plus forte. À court terme, le fardeau pèse principalement sur les entreprisesavec marges plus faibles qui sont transmis au fil du temps à les salaires, consommation e croissance général.

PIB, investissements et finances publiques sous pression d'ici 2030

Les estimations les plus critiques esquissent un scénario loin d'être théorique : d'ici 2030, dans un contexte de stress climatique prolongé, perdite cumulatif de PIB en Europe ils pourraient arriver jusqu'à 5 à 7 % dans les économies les plus exposées. En valeur absolue, les estimations font état de pertes avoisinant les 240 milliards de dollars pour les France, 147 milliards par Italie, 131 milliards pour le Allemagne et 120 milliards pour le Espagne, Tandis que le Japon pourrait atteindre 354 milliards.

Non seulement la croissance : mais aussi la investissements sont sous pression, avec une contraction moyenne pouvant atteindre 8 %. La baisse de la rentabilité des capitaux réduit les incitations à investir, déclenchant un cycle qui affaiblit les capacités de production futures. Même les comptes publics Ils en subissent les conséquences, avec des pertes de recettes pouvant atteindre 1,8 % en France et 1,3 % en Italie et en Espagne, et une détérioration moyenne des soldes budgétaires d'environ 0,5 % du PIB par an. Dans certains cas, comme en Italie et en Espagne, le déficit risque d'atteindre, voire de dépasser, les seuils européens, tandis que la France pourrait être confrontée à une charge fiscale supplémentaire équivalente à 2,2 % du PIB.

Il en résulte un tableau où la chaleur n'affecte plus seulement la vie quotidienne estivale, mais peut contribuer à des scénarios de croissance plus lente et à de nouvelles tensions économiques, avec une dynamique possible de stagflation et des défis complexes pour la politique économique de la zone euro. Selon le rapport, aucune grande économie européenne n'est actuellement pleinement préparée à en atténuer les effets, tandis que les ménages restent vulnérables malgré un niveau de richesse financière global élevé et un parc immobilier encore mal adapté aux étés de plus en plus chauds, ce qui risque d'aggraver les inégalités.

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