Les Jeux olympiques culturels sont un programme artistique et culturel multidisciplinaire du Jeux olympiques et paralympiques, un produit officiel du CIO. Les JO culturels de Paris 2024 rassembler le sport, la culture, les valeurs olympiques et paralympiques partout en France. Ce programme, ouvert et accessible à tous, favorise la création artistique, les rencontres entre sportifs, artistes et le croisement des publics.
Longtemps considéré comme le parent pauvre de la compétition sportive, il sport féminin a acquis une importance croissante depuis un siècle et demi. L'exposition revient sur les événements de cette histoire mouvementée qui raconte aussi implicitement celle de condition des femmes en France.
L'histoire du sport féminin en France

L’histoire du sport féminin en France est, à bien des égards, une histoire contestée, souvent même occultée. Bien qu'il soit né dans le même creuset d'une culture du temps libre et d'un nouveau rapport au corps, qui s'est progressivement répandu dans la société, le sport féminin a connu un développement très différent de celui des hommes. L'exposition témoigne à la fois des pratiques sportives de la fin du XIXe siècle à la fois l'évolution des normes de genre à travers les performances corporelles, le choix des vêtements, des coiffures et même la façon dont nous nous tenons et bougeons.
A partir de l'objet « sport », est racontée l'histoire concrète et physique des femmes en France à partir de la fin du XIXe siècle. Le nouvel espace social constitué autour du sport à partir de la fin du XIXe siècle s’est doté, notamment sous l’égide masculine, de règles, de valeurs et d’institutions autonomes. Les femmes ont dû négocier, et parfois forcer, leur intégration dans cet espace. Ils ont ainsi eu par la suite accès à toutes les disciplines sportives, avec une ouverture plus limitée, certaines restant même interdites jusqu'à des périodes extrêmement récentes, comme la boxe ou le saut à ski. Cette inégalité persistante se manifeste encore aujourd'hui dans le nombre de licenciés, le public, les revenus des sportifs professionnels, ou encore la représentation dans les instances dirigeantes.
La trajectoire du sport féminin en France n'est pas linéaire
Au tournant du siècle, la diversité est pour la première fois tolérée au sein de la nouvelle « classe des loisirs » qui tennis ou golf importés d'Angleterre, tandis que les premières compétitions de randonnée, de natation ou encore de cyclisme voient le jour dans l'espace public.
A la fin de la Première Guerre mondiale, les affiches, fonds de presse et photographiques de la BnF témoignent de l'engouement pour le sport féminin. Des clubs et des compétitions s'organisent, non sans se heurter à de fortes oppositions. La Seconde Guerre mondiale interrompt la pratique compétitive de nombreux sports d’équipe.
Le rugby et le marathon sont les premières réalisations des femmes
Parallèlement aux pratiques sportives, l'exposition témoigne ainsi de l'évolution des normes de genre à travers les performances corporelles, le choix vestimentaire, les coiffures ou encore la manière de se tenir debout et de bouger. A partir de l'objet « sport », est racontée l'histoire concrète et physique des femmes en France à partir de la fin du XIXe siècle.
Commissaire de l'exposition : Christophe Da Silva, chef du service conservation au département des sciences et technologies, BnF
