La majorité gouvernementale aux prises avec la « couverture courte » de nouvelle loi de finances. La réunion de la majorité est prévue cet après-midi à 18h : le premier ministre Giorgia Meloni rencontrera les dirigeants du groupe de centre droit ainsi que les ministres intéressés par la mesure en vue du Conseil des ministres qui sera convoqué demain à 12 heures. Mais ce ne sera pas l'occasion de faire une synthèse entre les différentes listes de dépenses des partis, qui avoisinent les 40 milliards, plutôt pour réitérer une méthode de travail basée sur la « prudence ». Giorgia Meloni rappellera aux alliés que les ressources sont rares et que tout sera détourné vers priorité identifiées par l’exécutif, comme la reconduction de la réduction du coin fiscal. Lors du sommet de la majorité, nous reviendrons ensuite à la discussion sur les outils permettant de contrecarrer le chères factures e carburant, dont les prix ont atteint de nouveaux sommets sur un an. Toujours au centre de l'attention se trouve le Super-bonus. Mais voyons ce qui se passe.
150 euros de bonus essence
La réduction de la production pétrolière de la Russie et de l’Arabie Saoudite risque d’entraîner une nouvelle hausse du prix de l’essence. Les plans du gouvernement incluent l'intention de financer la subvention avec les recettes supplémentaires de TVA provenant de l'augmentation des prix du carburant. Un trésor valant environ deux milliards. Une réduction des accises qui coûterait deux milliards par mois est exclue.
Ici se pose alors l’hypothèse d’un 150 euros de bonus essence. C'est si le prix du carburant continue d'augmenter. Une intervention en faveur de ceux qui ont moins de 25 mille euros de revenus (même si ce n'est pas encore le chiffre officiel) et ne reçoivent pas d'autres sources de soutien.
Mais comment cela fonctionnerait-il ? Ce serait un carte d'achats, comme celui pour les dépenses alimentaires. Rien de sûr pour le moment.
Factures bonus
D'ici la fin du mois, le gouvernement devra résoudre la question relative à primes de facture, qui expire à la fin du mois. Gilberto Pichetto Fratin, ministre de l'Environnement, a assuré que la confirmation des mesures en vigueur est en cours d'évaluation : réduction de la TVA sur le gaz et le chauffage urbain, suppression des charges de système et extension du bonus social.
D'ailleurs, le nouveau est attendu en octobre prime de chauffage déjà annoncé à mars: il devrait s'adresser à toutes les familles, avec des règles différentes en fonction des différentes zones climatiques. Ici aussi, tout reste à voir.
Pression des ministres
Le demandes des parties viennent toucher le 40 milliards d'euros pour la nouvelle loi de finances. Un chiffre monstrueux, si l'on considère que les estimations qui circulent au Trésor parlent d'un budget inférieur à 30 milliards d'euros contre les environ 8 disponibles. 21 jours après la présentation du Nadef (attendu pour le 27 septembre) – la note d'actualisation du Document Économique et Financier qui servira de base au prochain budget – le ministre de l'Économie Giancarlo Giorgetti n'a pas encore une vue d'ensemble de la couverture disponible. Ce qui lui donne « mal au ventre », c'est le Superbonus, ainsi que le sort du Pnrr, mais le ministre rappellera la ligne de prudence. Au contraire, les représentants de la Ligue du Nord demandent une manœuvre "courageuse" et ils reviendront aujourd'hui pour relancer l'extension de l'impôt forfaitaire et du quota 41 sur les retraites, un match perdu au départ. En parlant des retraites, Forza Italia demandera d'augmenter les minimums - dernière promesse électorale de Silvio Berlusconi - et de supprimer l'impôt sur les bénéfices supplémentaires des banques. Le premier ministre sera celui qui appellera tout le monde à une réalité saine contre une loi de finances pour laquelle il n'y a pas d'argent et qui oblige les partis à laisser de côté leurs drapeaux irréalisables.
