Laurence Des Cars, historienne de l'art de longue date et première femme à diriger le Louvre, poste qu'elle a occupé à partir de septembre 2021, a expliqué qu'elle avait décidé de quitter ses fonctions pour permettre à l'institution de « retrouver clarté et élan » après des mois marqués par des difficultés internes et des critiques publiques.
Une période turbulente
Cette décision intervient après une période particulièrement tumultueuse pour l'institution parisienne. L'événement a eu un retentissement international suite à… Des bijoux d'une valeur de plusieurs millions d'euros volés à la Galerie d'Apollon, s'est produit le 19 octobre 2025Lorsque des voleurs ont dérobé des joyaux de la Couronne de France, l'incident a soulevé des questions quant à la sécurité de l'institution et suscité de vives critiques. Suite au vol, Des Cars a immédiatement proposé sa démission, mais celle-ci a d'abord été refusée par le ministre de la Culture. Ces derniers mois, cependant, la pression s'est accrue, alimentée par des tensions internes, des questions parlementaires et une controverse sur la gestion de la sécurité et de la communication du musée. Dans sa lettre d'adieu, la directrice a remercié le personnel du Louvre pour son engagement et son dévouement, tout en reconnaissant la complexité du défi auquel l'institution est confrontée : « Diriger le musée du Louvre et construire son avenir exige de fédérer tous les efforts et toutes les énergies autour d'objectifs communs. Cette vision claire fait actuellement défaut. » Elle a également souligné les succès obtenus durant son mandat, notamment les projets de rénovation et l'ouverture à de nouveaux publics, mais a admis que la crise sécuritaire avait constitué une épreuve difficile à surmonter.
Nouvelle nomination : Christophe Leribault
La nomination de son successeur a été rapide : Christophe Leribault, historien de l’art et directeur de musée chevronné, ancien président du musée d’Orsay et du château de Versailles, a été nommé président-directeur du Louvre. Les autorités françaises espèrent que son expérience contribuera à renforcer la stabilité de la gestion et à redynamiser l’institution sur la scène internationale. M. Leribault hérite d’un défi de taille : outre la pérennisation de son patrimoine, il devra s’atteler à répondre aux attentes en matière d’innovation culturelle et à consolider la confiance du public et des institutions. Cette décision française témoigne de l’urgence de réorienter un symbole universel de l’art et de la culture.
