Pour une fois je suis d'accord avec Tito Boëri: une huitième sauvegarde pour le soi-disant exode ferait partie de la liste des des solutions injustes, improvisées et peu efficaces. Dans le rapport avec lequel il a présenté le XVe rapport annuel de l'INPS (pour 2015), le président de l'Institut de via Ciro il Grande a été très explicite.
"Si la séquence des interventions de sauvegarde devait se poursuivre - a souligné Boeri - le changement progressif d'objectif de ces mesures apparaîtrait avec toujours plus de clarté : pas une exemption spécifiquement adressée aux travailleurs qui se trouvent en difficulté économique dans les années entre la cessation d'activité et la réception de la première pension en raison des changements introduits par la loi no. 214 de 2011 (exode au sens strict), mais un substitut des politiques passives du travail ou d'autres institutions de protection sociale aujourd'hui sous-dimensionnées ou absentes pour protéger des publics plus larges et pas nécessairement, ou pas tous, directement lésés par la réforme ».
C'est le même jugement qui, à l'époque, était rendu sur le sujet parBureau parlementaire du budget (Haut). On sait pourtant qu'au Parlement (surtout à l'hémicycle) la « fraternité des saints patrons » des expatriés affûte ses armes en faveur de une nouvelle sauvegarde visant 25 XNUMX sujets, selon eux dignes de protection et jusqu'alors exclus, dans le but de "fermer définitivement le problème". En tout, les garanties visaient sept macro-catégories de travailleurs: 1) en mobilité, 2) payées par les Fonds de Solidarité, 3) autorisées à verser des cotisations volontaires, 4) en dispense d'emploi public, 5) en congé/autorisation pour aider les enfants/membres de la famille gravement handicapés, 6) en cessation de travail sur la base d'accords, 7) quitté le travail par choix unilatéral.
La définition opérationnelle des sept macro-catégories susmentionnées a changé au fil du temps dans un sens large, témoignant de la difficulté à circonscrire le phénomène et à le clore. En analysant l'évolution des catégories sauvegardées, comme le rappelle ponctuellement le Rapport, on constate que les élargissements les plus significatifs ont été :
– avancer la date à laquelle les conditions de début de la retraite doivent être remplies dans le cadre des règles Fornero d'avant la réforme : du 6 décembre 2013 de la première sauvegarde au 6 janvier 2017 de la septième;
– l'inclusion des travailleurs recevant gains de mise à pied au 21 novembre 2014, avec une relation de travail qui prend fin au 30 décembre 2016 pour cause de licenciement ;
– le mouvement vers l'avant du date de fin de travail: du 4 décembre 2011 de la première sauvegarde au 31 décembre 2014 de la septième (bien que se référant non pas à tous terminés mais à un sous-groupe spécifique) ;
– l'agrandissement de cas de licenciements pertinents: d'abord uniquement celle déterminée par accords entre les parties, puis aussi celle par acte unilatéral, puis aussi la résiliation tout court (comme épuisement naturel du contrat) même si elle ne vise que les contrats à durée déterminée ;
- l 'assouplissement de la contrainte de non-reprise des autres activités de travail après résiliation : d'abord absolu, puis se référant à tous les contrats à durée indéterminée et aux contrats de toute autre nature pour un montant excédant un plafond salarial, puis se référant uniquement aux contrats à durée indéterminée permettant tout autre type de contrat sans plafond salarial ;
- l 'élargissement des cas de mobilité: d'abord uniquement l'ordinaire, puis aussi celui dérogatoire, enfin aussi le traitement spécial construction ;
- la prédiction d'un interruption n'excédant pas douze moisi pour les sujets en mobilité entre la fin de l'intervention de l'amortisseur social et l'atteinte des conditions d'ouverture du droit à la retraite ;
– la disposition pour les sujets autorisés à continuer volontairement à obtenir la protection même s'ils n'ont pas payé pas de contribution volontaire, mais que cette contribution n'était aussi que louable.
En substance, le rapport réitère : «La séquence d'expansions a conduit au début d'un processus de protection étendue des attentes de ceux qui ont subi ou opté volontairement pour des changements dans le monde du travail même de nombreuses années avant la loi n. 214 de 2011 et qui ont attendu le début de la pension avec les anciennes règles même longtemps après la réforme".
Malgré ces agrandissements le nombre de personnes protégées, lorsqu'elles sont pleinement opérationnelles, n'a pas augmenté: ceux prévus restent plus ou moins 172 mille, alors que le coût de l'extension de la protection à de nouveaux cas a été couvert, en partie, par les économies réalisées dans les sauvegardes précédentes, prouvant que le besoin avait été surestimé lors des campagnes pro-exode des médias. Voyons donc ci-dessous l'état de l'art en juin de cette année, tel que résumé dans le rapport.
Catégories et nombre de sujets protégés qui ont accès à la pension selon les règles précédentes
Mobilité ordinaire ou dérogatoire : 43.655 XNUMX
Mobilité longue : 3.218
Bénéficiaires du Fonds de Solidarité : 19.063 XNUMX
Poursuite volontaire de la contribution : 30.742 XNUMX
Poursuite volontaire en mobilité ou après mobilité : 124
Public dispensé de service : 1.256 XNUMX
Congé pour s'occuper d'enfants handicapés : 201
Congé/congé pour motif grave : 8.390
Retraités conventionnels ou par acte unilatéral : 17.489 XNUMX
Travailleurs à durée déterminée : 3.494 XNUMX
Nombre total de candidatures acceptées : 127.632 XNUMX
Pensions versées 101.837 XNUMX
(Juin 2016. Source-Inps)
Ainsi qu'il ressort donc du tableau suivant, le XVe Rapport fournit également, en ce qui concerne les assurés, les données relatives au nombre de bénéficiaires de pensions réparties sur la base de leurs tranches de montant (en euros mensuels bruts).
Il est aisé de constater, sur la base de leur montant, qu'il s'agit le plus souvent de préretraites et qu'une grande partie des bénéficiaires étaient, en activité, des cols blancs, des techniciens et des cadres intermédiaires. Selon les canons du populisme rampant, bon nombre de ces traitements (dont les propriétaires ont versé de chaleureuses larmes et de vives protestations) seraient comptés parmi les maudites « pensions en or ».
