Grâce à une enquête particulièrement approfondie précis conduit par Brigade de répression de la criminalité (BRB) depuis plusieurs mois, ces deux tabatières fabriquées respectivement par Johann Christian Neuber (Dresde, vers 1763-1770, numéro d'inventaire OA 63) et d'un orfèvre non identifié (Berlin 1760-1770, numéro d'inventaire OA 2142), d'une grande valeur historique et patrimoniale, reviendront ainsi dans les locaux du dépôt.
Les deux précieuses tabatières

Tabatière, Johann Christian Neuber.
Dresde vers 1763-1770,
Musée du Louvre. Département des Objets d'art, OA 63. -© 2011 GrandPalaisRmn (musée du Louvre), Jean-Gilles Berizzi
Les tabatières volées dans la Musée Cognacq-Jay Ces élégants objets de luxe du XVIIIe siècle, faits d'or, d'émail et de matériaux précieux, étaient destinés à contenir du tabac ou de petits objets personnels et représentaient l'excellence de l'artisanat européen de l'époque. Parmi ceux-ci, deux pièces d'une grande importance historique appartenaient à la Musée du Louvre: un créé par Johann Christian Neuber, un célèbre orfèvre de Dresde, et un autre d'un orfèvre berlinois non identifié. Ces objets étaient non seulement fonctionnels, mais aussi de véritables chefs-d'œuvre artistiques, expression du goût, du raffinement et de la culture du luxe du XVIIIe siècle.

Ancienne collection de Frédéric II de Prusse
Musée du Louvre, Département des Objets d'art OA 2142 – © 1992 GrandPalaisRmn (musée du Louvre), Martine Beck-Coppola
Le braquage du musée Cognacq-Jay à Paris, survenu le 20 novembre 2024
Quatre hommes cagoulés, armés de haches et de battes de baseball, ont fait irruption dans le musée pendant les heures d'ouverture, se dirigeant directement vers la vitrine contenant des objets de grande valeur historique et artistique. En moins de trois minutes, ils ont brisé la vitrine et volé sept tabatières et coffrets de valeur, dont deux Collection royale britannique, l'un des Collection Gilbert du Victoria and Albert Museum et deux du Musée du Louvre, d'une valeur estimée à environ un million d'euros. L'exposition temporaire « Luxe de poche », consacré aux objets de luxe miniatures du XVIIIe siècle, a été immédiatement fermé, et le musée n'a rouvert que partiellement le 10 décembre 2024. Les enquêtes, menées par le Brigade de Répression du Banditisme (BRB), ont permis la récupération de cinq des sept tabatières volées, même si leur récupération complète reste incertaine. Ce vol a suscité de vives inquiétudes quant à la sécurité du musée et à la protection du patrimoine culturel, soulignant l'urgence de trouver un équilibre entre accessibilité du public et mesures de sécurité efficaces.
Sur la couverture : l'entrée Musée du Geai de Cognacq 8 rue Elzévir 75003 Paris
