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Lancement d'un arbitre en assurance : voici comment cela fonctionne et qui peut faire appel

Le nouveau système de règlement alternatif des litiges pour les compagnies d'assurance sera lancé le 15 janvier.

Lancement d'un arbitre en assurance : voici comment cela fonctionne et qui peut faire appel

L’Arbitre des assurances (AA), le nouveau système alternatif de règlement des litiges pour les compagnies d’assurance, entre en vigueur aujourd’hui, jeudi 15 janvier. L’AA a été créé pour offrir aux citoyens, aux entreprises et aux autres parties éligibles un outil simple, rapide et entièrement numérique de gestion des litiges avec les compagnies d’assurance ou concernant les contrats et polices d’assurance souscrits auprès d’intermédiaires, en alternative à la procédure judiciaire, souvent plus lourde. Cet organisme est indépendant et impartial. L'appel ne nécessite pas l'assistance d'un avocat, présente un faible coût et vous permet d'obtenir une décision dans un délai déterminé.

L'arbitre des assurances : comment ça marche

L'AAS fonctionne par le biais de un collège composé de cinq membresTous les membres sont désignés par l'IVASS. Le Panel comprend des représentants de l'Autorité de surveillance, des compagnies ou des intermédiaires, ainsi que des consommateurs ou des clients non consommateurs, selon le cas. Le Secrétariat technique, intégré à l'IVASS, gère la procédure sans participer au processus décisionnel. Le dépôt d'une réclamation préalable auprès de la compagnie d'assurance ou de l'intermédiaire est une condition essentielle pour saisir le Tribunal. Cette réclamation doit porter sur les mêmes faits que ceux faisant l'objet du recours ultérieur. À défaut, le recours sera déclaré irrecevable.

Voici qui peut faire appel et dans quels cas

Le preneur d'assurance, l'assuré et le bénéficiaire (dans le cas d'une assurance-vie), ainsi que la partie lésée ayant une réclamation directe (par exemple, dans le cadre d'un accident de la route), sont habilités à porter plainte. Les professionnels du secteur ne sont pas habilités à porter plainte pour les litiges liés à leur propre activité. La plainte peut porter, entre autres, sur :, défaut de paiement d'indemnités ou de dommages-intérêtsL’application de clauses contractuelles ou un comportement jugé non conforme à la réglementation régissant la distribution et la gestion des contrats d’assurance peuvent faire l’objet d’un recours. Les faits contestés doivent s’être produits ou avoir été découverts dans les trois ans précédant le dépôt de la plainte. Le recours doit être formé dans les douze mois suivant le dépôt de la plainte. Différents plafonds s’appliquent selon le type de contrat : jusqu’à 2 500 € pour les dommages directs ; jusqu’à 300 000 € pour les contrats d’assurance-vie (TCM) et 150 000 € pour les autres ; et jusqu’à 25 000 € pour les contrats d’assurance dommages. Le recours doit être déposé exclusivement en ligne via le portail de l’AAS. Il convient de joindre la plainte, les pièces justificatives et le reçu du paiement des frais de 20 € via PagoPA.

L'enquête et la décision de l'ASS

La procédure prévoit un échange structuré de mémoires entre les parties, géré par le Secrétariat technique. La phase contradictoire se conclut généralement dans un délai de 90 jours, après quoi le dossier est transmis au Groupe spécial pour décision. Le Conseil rend une décision motivée dans un délai de 90 jours. À compter de la conclusion de l'audience, qui peut être prolongée dans les cas plus complexes, la décision peut être rendue sur une base équitable. Si le recours est admis, les frais acquittés par le requérant sont remboursés. Les décisions de l'AAS ne sont pas contraignantes. Toutefois, tout manquement est rendu public sur le site web de l'AAS et sur celui de l'entreprise ou de l'intermédiaire concerné, ce qui peut avoir des conséquences importantes sur sa réputation. La procédure peut être close prématurément par désistement ou accord entre les parties. Si les conditions requises ne sont pas remplies, l'AAS déclare le recours irrecevable, sans remboursement des frais.

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